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Chapitre 4 – L’entreprise communautaire, source de connexion des savoirs

Avec un monde qui change, le terme « entreprise » reste-t-il adapté ?

L’ère industrielle est aujourd’hui fortement mise à mal. Le principe fondateur qui laissait penser que pour changer le monde, il suffisait de produire en masse et à moindres frais des produits manufacturés, est définitivement dépassé. L’ère des médias qui lui a succédé, où pour les entreprises l’objectif consiste à mettre en avant une logique marketing globale à coups de campagnes publicitaires mondiales montre à son tour ses limites. Le nouveau monde qui émerge et qu’il faut comprendre, est celui du leadership. Un monde où il appartient aux organisations de créer un mouvement et de rassembler autour d’elles des individus acteurs.

 

Aujourd’hui, les entreprises qui réussissent se sont dotées d’un sens profond, d’un idéal. Au-delà d’une simple vision capitalistique ou médiatique, ces entreprises deviennent des « Loved Brands ». On aime leurs produits, on les recommande et on a envie de travailler pour elles. L’entreprise qui gagne embarque les foules.

 

Dans le domaine de la musique nomade, Apple a distancé Sony, l’inventeur du walkman… La renaissance du Mac a certes réussi grâce à un produit unique mais c’est surtout le mouvement et l’idéal qu’elle a créé autour de ses produits qui lui a permis de s’imposer aussi rapidement. Parce qu’elle fait appel à l’imaginaire du consommateur et qu’elle lui a permis de s’organiser sous forme d’une communauté, l’entreprise Apple a réussi le pari de s’effacer au profit de ses produits, Mac ou iPhone.

 

Dans ce monde qui change, le rationnel a toujours sa place mais devient insuffisant. Il doit trouver un équilibre constant avec, non pas l’irrationnel, mais l’émotionnel.

Ce nouveau paradigme redessine le profil de l’« entreprise ». L’entreprise devient avant tout un projet, constituée en elle-même par un nombre variable de projets, où les individus, collaborateurs, clients et partenaires, sont impliqués. Nous sommes bien loin de la sainte « mission postée ».

 

Prenez l’exemple des sites Internet, soi-disant « vitrines des entreprises ». Il n’est désormais plus question de « vitrine » mais plutôt d’ouvrir toutes les portes pour que le visiteur consomme certes, mais aussi pour qu’il participe et contribue… Combien d’entreprises intéressent leurs collaborateurs, leurs consommateurs par une action contributive, participative ? Trop peu !

 

Organiser l’entreprise en réseau permet de conduire cette transformation désormais vitale. La culture n’est pas un préalable mais plutôt un objectif. La condition première est plutôt la volonté du dirigeant d’ouvrir son entreprise, d’agir avec son écosystème et de prendre en compte ce monde nouveau.

A propos de Carlos Diaz

 

Carlos DiazProfesseur d’espagnol, Carlos Diaz a préféré les TIC au système de l’Éducation nationale. Dès 1996, c’est avec son frère de 18 ans qu’il crée une société à Limoges – que l’on appellera plus tard, une agence Web – afin d’aider les entreprises à comprendre l’intérêt de l’Internet. Après avoir traversé l’éclatement de la bulle, l’agence Reflect a poursuivi son développement pour devenir une agence digitale leader sur le marché français.

 

Alors qu’en 2005, les frères Diaz se positionnaient, sans le savoir, sur des outils de type 2.0, ils ont cédé leur agence au groupe belge eMakina, expert du conseil en stratégie Web.

 

Pour eux, la stratégie marketing des marques ne devait plus se faire en mode top-down, mais adopter une approche plus transversale… C’est en poursuivant leur intuition que Bluekiwi Software est née. Depuis, cette suite logicielle SaaS est devenue une référence sur le marché des réseaux sociaux d’entreprise.

 

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